Acte 1 : DROSSART c/ MONTAND  : Je suis reconnue officiellement fille d'Yves Montand

DOUBLE REFUS DU TEST DE PATERNITE = DOUBLE AVEU DE PATERNITE

1 er refus :

Lundi 18 juin 1990 : 9h30 Convocation de l'expert Aline Marcelli à l'hôpital Saint-Louis pour pratiquer les tests comparatifs d'ADN.
Yves Montand refuse de se rendre à cette convocation. Comme il ne veut pas se soumettre au test ADN, il fait appel. Son avocat estime « ... que la mesure d'expertise sanguine ordonnée par le Tribunal est une atteinte au principe de l'inviolabilité du corps humain, et qu'il est légitime pour Yves Montand de vouloir s'y soustraire alors qu'elle est en l'espèce injustifiée... »

Moi qui pensais que tout serait terminé ce matin... Donner son sang dans le cadre d'une recherche en paternité devrait être obligatoire, comme c'est le cas dans d'autres pays, au nom des droits de l'enfant. Mais non ! Franchement, par bon sens, s'il était si sûr de lui, il n'avait qu'à tendre son bras pour faire cette simple prise de sang qui ne dure que quelques secondes, et il aurait pu ensuite crier au monde entier qu'il était sorti innocenté de cette mauvaise blague ! Mais il sait que c'est lui l'imposteur !

22 février 1991 : L'arrêt de la Cour d'Appel de Paris est rendu. Estimant toujours les présomptions de paternité suffisantes, elle confirme la nécessité de ce test génétique, pour la 2ème fois. Ouf !

12/03/91 : Nous recevons donc la convocation suivante :

« Madame,

... j'ai été désignée comme Expert afin de procéder à l'étude comparative de votre sang, de celui de Mr Yvo LIVI et de celui de l'enfant Aurore DROSSART.

Je vous prierai donc de bien vouloir vous rendre le : Lundi 15 avril 1991 à 8h30 à l'Hôpital SAINT LOUIS... Docteur Aline MARCELLI »

Mais entre-temps, nous recevons un télégramme dans lequel il est écrit :

« MADAME

CONVOCATION DU LUNDI 15 AVRIL 91 A 08H30 ANNULEE

NE PAS SE PRESENTER

DOCTEUR MARCELLI »

Bien heureusement, ma mère préféra appeler l'hôpital. Elle avait raison de se méfier de ce télégramme car le Docteur MARCELLI n'en était absolument pas l'expéditeur !!! On a voulu nous piéger !! 

Donc, les seuls à connaître l'existence de ce télégramme, à part nous, ce sont ceux qui nous l'ont envoyé, bien sûr !
Et bien figurez-vous que je fus abasourdie lorsque je lus dans le livre de Catherine Allégret "Au non du père" ce passage parlant justement de ce fameux faux télégramme :

« Par télégramme, l'expert avertit la parturiente de ce que Montand ne se présenterait pas. Je ne connais pas le texte de ce télégramme.
Toujours est-il que le 15 avril 1991, l'expert constata l'absence de Montand à l'examen - ce, en présence des Drossart. Cette absence, motivée par une procédure pendante..., fut assimilée à un refus. »

Ah bah moi, je l'ai conservé ce télégramme, toutes ces années !! Il ne dit absolument pas que Montand ne se présenterait pas, il dit que le rdv est annulé, et donc qu'on n'avait pas à s'y présenter. L'expert n'ayant jamais envoyé ce télégramme puisque le rdv avait bien lieu, en parler dans son propre livre est donc une preuve que cette tentative pour qu'on ne se présente pas au RDV vient bien de la famille Montand elle-même ! Si elle en parle, c'est qu'ils en sont bien les instigateurs ! Si nous n'y avions pas été, nous aurions perdu illico le procès ! 

2ème refus : 

15 avril 1991 : Nous nous rendons donc à l'hôpital Saint-Louis pour y pratiquer l'examen sanguin. Yves Montand n'est pas venu lui, évidemment !

Son avocat avait écrit à l'expert, lui signalant qu'il venait d'engager une procédure pénale à notre encontre pour faux témoignages et usage de faux ! Il porte plainte pour fausses attestations ! Il lui suffisait de faire cette simple prise de sang « pour prouver que nous mentions » !!!! En cinq minutes, c'était réglé ! C'était une nouvelle manière de se dérober, la loi lui permettant encore de passer à travers les mailles du filet !!! Il est aisé de comprendre le but de sa manœuvre ! Tout le monde se rend bien compte de son manège ! Surtout que ces attestations, il les avait en main depuis début 1989 ! Tout le monde sait que cette double dérobade face à ses responsabilités de père est un AVEU DE PATERNITE !  

14/06/91 : Procès-verbal du Dr Aline MARCELLI (c'est le fameux PV de carence) dans lequel elle résume les faits :
« ... Par courrier daté du 2 mai 1990, j'ai convoqué, dans mon service à l'Hôpital Saint-Louis, le lundi 18 juin 1990 : Mme Gilberte DROSSART, dite Anne Fleurange, Mr Yvo LIVI dit Yves MONTAND et l'enfant Aurore DROSSART, née le 6 octobre 1975.
Une lettre en date du 10 mai 1990 de Maître KIEJMAN,Avocat de Mr Yves MONTAND m'est adressé en ces termes :
« Mon client et ami, Mr Yves MONTAND, me transmet votre convocation pour le 18 juin à 9h30, convocation qui lui est adressée en exécution d'un jugement du 3 avril 1990, rendu par le Tribunal de Grande Instance de Paris. Pour des raisons de principe, Mr Yves MONTAND a décidé de faire appel de ce jugement et une procédure est actuellement diligentée devant la Cour d'Appel à cet effet... » [...]
Par lettre du 12 Mars 1991, j'ai de nouveau convoqué les parties le lundi 15 avril 1991 dans mon Service. Accompagnée de Maître FLINIAUX pour Maître VERGES, Mme Gilberte DROSSART et sa fille Aurore se sont présentées au jour dit. J'ai procédé à leur identification (...)
Mr Yvo LIVI dit Yves MONTAND ne s'est pas présenté à cette convocation.
Par lettre du 9 avril 1991, Maître MERLET, avocat de Mr Yvo LIVI m'avait indiqué :
« Mon client, Mr Yves MONTAND, me transmet votre convocation pour le 15 avril 1991 à 8h30, convocation qui lui est adressé en exécution d'un jugement du 3 Avril 1990 rendu par le Tribunal de Grande Instance de Paris. Contestant les éléments de fait qui ont amené le Tribunal à statuer de la sorte, Mr Yves MONTAND vient d'engager une procédure pénale à cet effet... »
Par lettre du 16 Avril 1991, j'ai informé Mme DELBES, juge de la Mise en état, de la lettre de Maître MERLET et de l'absence de Mr Yves MONTAND lors de la nouvelle convocation des parties le 15 avril 1991. J'ai sollicité les instructions de Mme Le Président CULIE et les siennes sur la conduite à tenir dans l'avenir, au sujet de cette affaire.
Par lettre du 18 avril 1991, Mme DELBES, au vu de l'ensemble des faits ci-dessus exposés, me demandait d'établir un procès-verbal de carence.
En conséquence et n'ayant reçu communication d'aucun autre élément d'information depuis cette date,j'ai le regret de devoir dresser le présent procès-verbal, par lequel je ne puis que constater que, tant du fait de l'absence à mes convocations de Mr Yvo LIVI dit Yves MONTAND, que des termes de la lettre de Maître MERLET, en date du 9 avril 1991, je suis actuellement dans l'impossibilité de continuer à remplir la mission qui m'avait été confiée par le Tribunal, faute de pouvoir effectuer un prélèvement sanguin sur la personne de Mr Yvo LIVI dit Yves MONTAND. »





OUVERTURE DE L' ENQUETE JUDICIAIRE :

14/05/91 - A 15h30, Yves Montand est auditionné par la police dans le cadre de son dépôt de plainte :

« ... Je dois vous dire préalablement que j'ai été stupéfait quand j'ai reçu l'assignation au nom de Mme DROSSART dite « Anne FLEURANGE ». Je n'avais jamais entendu parler de cette personne. Compte tenu de mon existence d'acteur et de chanteur, du fait que je suis appelé par ma profession à rencontrer une foule de gens et même à recevoir chez moi des centaines de personnes, il est possible que Mme DROSSART m'ait rencontré à une occasion ou à une autre, mais je n'en ai gardé aucun souvenir et nous n'avons jamais entretenu aucune relation ni amicale ni professionnelle puisque je vous le répète, je n'ai aucun souvenir de l'avoir rencontrée.

J'ai donc été stupéfait et indigné quand j'ai reçu cette assignation. Je vous précise par ailleurs que je me suis marié avec Simone SIGNORET le 22 décembre 1951 et que nous avons toujours vécu ensemble jusqu'à sa disparition le 30 septembre 1985. Jamais, tout le temps qu'a duré notre mariage, je ne me serais permis d'entretenir une liaison avec une autre femme, à l'exception de l'épisode Maryline MONROE... »

Quel menteur décidément !!! Ainsi, il n'a jamais trompé Simone Signoret, sauf avec Marilyn ! Pourtant, dans le livre « Le chant d'un homme, Yves Montand » (Editions Robert Laffont), Montand parle de Simone et semble évoquer tout à fait le contraire :
« Simone comprend. Je peux m'absenter pendant un certain temps, et quelque chose peut m'arriver. Une aventure, par exemple. Non que je les recherche, mais je puis être entraîné simplement parce que je suis un homme. Simone a la sagesse de ne jamais m'interroger. Une vraie femme ! [...] Disons que notre point de jonction fait que cela va au-delà de ces choses que l'on pourrait considérer comme des broutilles et qu'il faut d'ailleurs considérer comme telles. [...] Les femmes sont plus réalistes que nous. Je ne dirai pas qu'elles ferment les yeux, mais elles baissent les paupières. Une femme amoureuse d'un homme, c'est la pureté à cent pour cent. Tandis que les hommes peuvent tromper sans trahir, s'arrêter un moment au rayon des occasions. » 

De même dans son témoignage lors de l'enquête, Daniel DELORME, amie de Simone SIGNORET, dira : "Honnêtement, je dois dire qu'Yves circulait beaucoup et qu'il lui arrivait d'avoir des aventures. Ce qui ne faisait pas très plaisir à Simone... »

Daniel Delorme n'a pas connu ma mère, mais elle en a entendu parler par Simone Signoret : « ...je me souviens qu'un jour, Simone m'avait dit qu'il y avait une fille qui n'arrêtait pas de téléphoner pour avoir Yves et que cela l'agaçait. Elle m'avait dit que cette fille prétendait avoir un enfant d'Yves MONTAND. Elle me disait qu'elle en avait parlé à Yves MONTAND et que celui-ci lui aurait répondu qu'il s'agissait certainement d'une folle. »

Sans parler du livre de Carole Amiel dans lequel elle se pavoise en tant que maîtresse d'YM, à ses côtés depuis son adolescence, alors que Simone était encore vivante... Pauvre Simone...

Et puis il y a Benjamin Castaldi qui le dit très clairement dans son livre « Je vous ai tant aimés » (Editions du Rocher). On ne peut pas être plus explicite que cela :

« Il recommence ses « bêtises », comme il les nomme, et je ne suis pas certain que ma grand-mère le sache. Sur le tournage de My Geisha, il semble bien que Shirley MacLaine ne soit pas qu'une partenaire de jeu. Plus qu'une liaison, Montand est très amoureux. »

Simone Signoret s'adressant à Benjamin: « S'il était là, s'il n'était pas en train de jouer au poker ou de courir les filles, il te dirait la même chose. » »

« ...jusqu'au bout ils s'aimeront. Même si Montand n'est à Autheuil que le week-end, même s'il a d'autres vies ailleurs, avec d'autres femmes, même si elle le sait, et même si dès qu'ils se retrouvent ils ne peuvent pas s'empêcher de s'engueuler. Sur ses escapades, ses conquêtes féminines, il restera toujours discret, veillant scrupuleusement à ce qu'elles ne s'étalent jamais dans la presse à scandale.(jusqu'à moi...)

« Car oui, ma grand-mère sait. Pas les prénoms, pas les adresses, pas les curriculum vitae, mais les passades, les histoires d'un soir, d'un week-end, du Sud, de Paris, de tournages. Elle comprend qu'il en a besoin. Pour se sentir vivant, pour continuer d'exister et de plaire.
... Alors oui, elle tolère. Tout en sachant qu'il peut tomber amoureux... Pour l'instant, elle ne l'a pas perdu puisqu'il revient toujours. »

J'ai relevé également dans son autre livre « Pour l'instant, tout va bien », une anecdote fort « sympathique » racontée par Michel Drucker lui-même :
Il se souvient de « ce jour, notamment, où, lui rendant visite à son hôtel, il tomba nez à nez avec une déesse en très petite tenue. » Benjalin rajoute : «Sacré grand-père. »

Sacré queutard oui !
Donc, on peut conclure très aisément après tout cela que lorsqu'Yves Montand dit dans mon procès : « Jamais, tout le temps qu'a duré notre mariage, je ne me serais permis d'entretenir une liaison avec une autre femme, à l'exception de l'épisode Maryline MONROE », il ment éhontément.

D'autre part, il ose dire qu'il n'a jamais connu ma mère ? que ce soit amicalement ou professionnellement ? 

Les policiers ont interrogé de nombreux témoins à Saint Paul de Vence et dans le milieu du cinéma. De nouveaux témoignages en notre faveur se rajoutent, provenant de personnes qui travaillaient sur le tournage "Vincent, François, Paul et les autres". Inespéré ! Génial ! Ils sont explicites ! Aucun doute possible sur la relation qu'entretenait Yves Montand avec ma mère :

Lucien LARA, qui a tourné le film « Vincent, François, Paul et les autres », est entendu par l'inspecteur et se souvient de ma mère : « ...elle est venue sur le tournage à Coulommiers ; elle a été là tous les jours. Tout le monde savait pourquoi puisqu'elle était la maîtresse de MONTAND. Elle a donc fait la connaissance de presque tous les acteurs et techniciens du film... ».
Je pense qu'on ne peut pas être plus clair là !!!

Jean LARA, régisseur Général du film « Vincent, François, Paul et les autres » : « ... j'ai revu par la suite, durant le tournage, Mlle FLEURANGE sur le plateau. M'étonnant de la présence d'une personne étrangère à l'équipe, on m'a fait entendre qu'Anne FLEURANGE avait un bon motif d'être là : un motif qui paraissait lié à la personne d'Yves MONTAND. Par la suite, j'ai pu constater bien sûr, et malgré leur discrétion, qu'il y avait « quelque chose » entre eux. Ceci d'ailleurs étant confirmé par ce qu'on appelle « la rumeur publique ».

Claude SAUTET, cinéaste, qui fut également auditionné en octobre 1991 : « Je me souviens avoir reçu, dans les bureaux de Production de la Société LIRA Films, Anne FLEURANGE au cours du dernier trimestre de l'année 1973 pour le choix éventuel du rôle de « Mary » dans le film « Vincent, François, Paul et les autres ». Le tournage de ce film a commencé en Mars 1974 et j'ai fait prévenir Anne FLEURANGE que sa candidature n'avait pas été retenue. Je dois préciser par ailleurs que c'est Mr Yves MONTAND qui m'avait demandé de la recevoir.»

Il faut savoir que juste après, Claude Sautet fut menacé de ne plus être produit s'il ne changeait pas sa version.
Il a, malgré tout ,osé maintenir son témoignage et en effet, il a du chercher un autre producteur pour son film "Nelly et Mr Arnaud".

Alors vous allez me dire, mais qui peut bien menacer des cinéastes ?
Réponse simple : il s'agit de Jean-Louis LIVI, le neveu d'Yves Montand ! Rien que cela ! Homme très influent dans le milieu du cinéma puisque producteur de films et également patron de l'une des plus grosses agences d'acteurs : Artmédia. D'où le fait que Catherine Deneuve, qui faisait parti de cette agence, a témoigné en faveur de mon père prétendant ne jamais avoir vu ma mère sur le tournage.


06/10/91 : J'ai 16 ans. Une fois émancipée, je vais pouvoir reprendre la procédure en mon nom. Dans ses conclusions du 8 octobre, Maître Vergès réclamait la condamnation d'Yves Montand au paiement d'une allocation de subsides mensuelle pour participer à mon éducation. L'audience était prévue le 12 novembre. Bizarrement, Yves Montand succomba à une crise cardiaque 72 heures avant... Pour un homme de sa stature et aux problèmes cardiaques connus, la logique aurait voulu qu'il soit transporté immédiatement par hélicoptère dans un hôpital compétent. Ce ne fut pas le cas. Il mourra le lendemain dans un petit hôpital des alentours du tournage. Incroyable ! Du jamais vu ! 


A 16 ANS, JE VIS SEULE ET EN SILENCE, LE DEUIL DE MON PERE...

09/11/91 : Quelques minutes avant 18h, le téléphone sonna. J'étais en plein devoir de maths. Je m'interrompais pour aller répondre. Je courus dans la salle de séjour pour décrocher le combiné. C'était Arnaude, mon ancienne baby-sitter :

- Aurore, tu as écouté la radio ?

- Non... Pourquoi ?

- Ils viennent d'annoncer à la radio que Montand est mort...", lâche-t-elle sans pincettes !

Je restai sous le choc de la nouvelle... Bouche bée... Immobile... D'abord, c'était comme si je venais de me prendre un coup d'éclair sur la tête. Cette dernière est comme engourdie. Elle ne réagit plus. Ma gorge est nouée. Ma bouche est asséchée comme après la marée qui laissait mon gosier se transformer immédiatement en un véritable désert. Puis ce fut comme un boulet de canon qui venait de traverser mon ventre. Un gros trou. Un gros vide. Je n'arrivais plus à respirer normalement. Plus de souffle. Mon coeur s'était accéléré et pourtant, je restais figée à cet instant déjà passé depuis quelques minutes. Cette parole: "Montand est mort" me plongeait la tête sous l'eau. Les sons et les images devenaient sourds et muets. Le temps que l'information me parvienne au cerveau et que j'analyse les mots qui n'avaient de cesse de m'encercler, j'intégrai « Montand... mort...; Montand... mon père... ; mon père... mort... MON PERE EST MORT!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mort... fini... plus d'espoir... plus de père... » Les larmes montaient... Ma mère, très inquiète, me dit : « Mais que se passe-t-il ? Qui est au téléphone ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Mais parle... ». Mon visage était décomposé... Tout bascula en moi. Cette nouvelle bouleversante venait d'ébranler mon âme et ma vie. Une tristesse, une douleur intense et profonde s'emparaient de tout mon être. Les mots ne voulaient pas sortir de ma bouche... Je n'y arrivais pas... Je lâchai le combiné... Et je partis dans ma chambre en courant. Ma mère, affolée, prit le téléphone pour avoir les réponses à ses questions. Puis j'entendis le son de la radio. Ma mère recherchait la fréquence de la station « France-Info ». Soudain, la voix d'un journaliste annonçait, dans un flash spécial : « Nous apprenons à l'instant le décès d'Yves Montand. L'artiste se trouvait sur le tournage du dernier film de Jean-Jacques Beinex, « IP5 ». Nous n'avons pas d'autres informations sur cette nouvelle de dernière minute... » Sa mort venait de m'être confirmé. Ce n'était pas un mauvais rêve. C'était vrai... Je venais violemment de réaliser sa mort. J'explosai en larmes. Je pleurais la mort de mon père. Je pleurais la perte de mon père. Oui! C'était mon père, celui qui m'avait conçue avec ma mère, qui venait de quitter ce monde. Il m'avait laissée pour toujours. C'était un véritable deuil que je traversais. Je pris instinctivement mon journal intime afin de mettre par écrit ce que je n'arrivais pas à exprimer oralement : « MONTAND EST MORT ! MON PERE EST MORT ! JE N'AI PLUS DE PERE ! ». Le monde avait perdu une grande star et moi, je venais de perdre... mon père !!! Mon cœur était brisé tel un arbre frappé par la foudre. Tout s'effondrait autour de moi tel un château de sable balayé par la marée trop haute. On se dit : « C'est trop tard ! » Il me manquait pour la première fois. Mon père me manque. Je n'avais jamais ressenti cela auparavant. Tant que l'on ne sait pas ce que c'est que d'avoir un père, on ne réalise pas que son absence provoque un manque indéniable. Pour nous, une vie sans père est normale. Pourtant, au moment de sa mort, une partie de moi est morte avec lui. Je n'aurais jamais imaginé ressentir cela ! Je ne m'y attendais pas ! Ma mère non plus, du reste ! Une nouvelle épreuve de vie à laquelle je n'étais pas préparée. Comment le pourrait-on ? Des rafales d'émotions amplifièrent ma douleur :

- La colère, parce qu'il venait encore une fois de m'abandonner lâchement à mon triste sort, et cela, définitivement ! 

- La révolte, parce qu'il venait pour la troisième fois de fuir devant la justice. Dernière dérobade ! Jamais il n'aura eu le courage de faire face à ses actes irresponsables du temps de son vivant. C'est décidément injuste ! La vie est injuste. Et la Mort aussi. Elle n'a jamais voulu de moi et s'est alliée à la Vie pour m'obliger à subir ses mauvais traitements. De l'autre côté, elle vient chercher cet homme qui ne voulait surtout pas la rencontrer tant cette Vie l'avait aimé et protégé de ses fautes en le couvrant de gloire. C'est la Mort qui venait cette fois-ci de le sauver et de le couvrir de fleurs !

- Le chagrin, parce que je n'avais plus de père. Cet espoir de retrouver mon père venait de mourir avec lui. Je m'accrochais souvent à cette  phrase : « Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ». Je comptais être reconnue grâce à la justice pour ensuite espérer qu'un jour, nous puissions peut-être être réunis. Les gens peuvent toujours changer. Ma mère y croyait lorsque j'étais petite. Moi, j'y ai cru lorsque le procès a débuté. J'espérais que la justice l'oblige à reconnaître ses responsabilités de père envers moi et qu'il répare peut-être, par la suite, ses erreurs. Tout était possible tant qu'il était en vie. On n'imagine pas qu'en un instant, tout puisse basculer. Et lorsque la mort a frappé, elle a terrassé tout mon espoir sur son passage. Tout est trop tard. Je ne pourrai plus jamais espérer me blottir dans ses bras. Je ne pourrai plus jamais espérer partager des instants père et fille. Je ne pourrai plus jamais espérer qu'il m'aime. Je ne pourrai plus jamais espérer lui dire « papa », ce mot que je ne réservais qu'à lui seul. Il m'abandonnait une dernière fois sans aucun espoir de retour.

Je tenais absolument à me rendre boulevard Saint-Germain pour tenter de le voir une dernière fois. Je sentais que j'en avais besoin. Je me retrouvais alors au milieu de cette foule. Mais moi, à la différence, je ne pleurais pas la star. Je pleurais mon père ! Et personne ne le savait. Je me sentais si seule au milieu de ces inconnus. J'étais parmi ces gens anonymes. Je voulais voir mon père ! Mais on m'interdit l'accès. Je devais rester derrière la barrière et le cordon de policiers, comme tout le monde ! Mais je ne suis pas tout le monde ! Je suis sa fille ! C'est mon père qui vient de mourir ! Je veux le voir ! Je me sentais si frustrée ! Je voyais défiler des hommes politiques et des vedettes, manteaux sombres, lunettes noires. Ils avaient le droit, eux, d'être auprès de lui. Mais pas moi, sa fille, parce que je n'avais pas été reconnue par la loi ! Je n'étais pas conviée à sa veillée ! Je n'étais pas de la « famille » !!!

De retour à la maison, j'écrivis une lettre à Carole Amiel. Je voulais rencontrer Valentin. Lui aussi avait perdu le même père que moi ! C'était mon demi-frère, après tout ! Cela aussi je venais de le réaliser... Alors, même si les circonstances du procès ne s'y prêtaient pas, ce que je souhaitais était de faire la paix. Se soutenir les uns les autres dans cette tristesse que l'on avait tous en commun aujourd'hui. Mais je n'obtins aucune réponse. J'avais besoin de la bienveillance de cette famille. Je n'eus que dédain, et puis attaques. Ils ne me reconnaissaient pas plus que mon père ne l'avait fait avant !

Février 1992 : Trois mois après la mort de mon père, nous apprenons par le juge d'instruction que les héritières d'Yves Montand reprennent à leur compte la procédure pénale :

- Carole Amiel, la maîtresse d'Yves Montand avant que ne décède Simone Signoret et qui attendit qu'il ait 67 ans pour lui faire un enfant qu'il ne voulait pas, sachant en plus que cela faisait 3 ans qu'il avait des problèmes de santé... 
Pensait-elle à son fils qui n'aurait pas l'occasion de connaître son père bien longtemps, ou bien à l'héritage de la fortune Montand-Signoret ? Quelle belle opportuniste la petite "secrétaire"...  Car en réalité, sans la naissance de son fils, à la mort d'Yves Montand, elle ne serait rien ! 
Le monde ne retiendra, et à juste raison, que la grande Simone Signoret ! D'ailleurs, dans son livre "MONTAND tout simplement", elle tente de prendre plus d'importance qu'elle n'avait en réalité et manque, je trouve, de respect envers cette grande dame. D'ailleurs, elle n'a pas écrit ses livres quand Yves Montand était vivant. Bah tiens ! 

- Catherine Allégret, fille de Simone Signoret et d'Yves Allégret, qui s'est faite adoptée par Yves Montand à l'âge de 42 ans en 1987, alors qu'Yves Montand avait de graves problèmes de santé, comme ça, Catherine gagnait un 2ème père, donc un 2ème héritage. Gourmande va !

D'ailleurs, elles ont gagné beaucoup d'argent à force d'attaquer sans cesse le moindre journal qui était en ma faveur. 

Et après, c'est moi qu'on accuse de faire ce procès pour de l'argent ???? Elle est bien bonne !!
Et encore, vous ne savez pas tout sur ces deux femmes, très loin de là. Je me chargerai de vous éclairer sur elle dans mon livre...

94 : ENFIN RECONNUE FILLE D'YVES MONTAND PAR LA LOI :

Lors de mon dernier conseil de classe de 1èreS, en juin 1992, je subissais le fanatisme d'une femme qui m'en voulait d'avoir "sali la réputation d'Yves Montand avec mon histoire de recherche en paternité" : il s'agissait de ma prof de maths !!! Elle admirait beaucoup trop le monstre sacré qu'il était. Aussi, à la fin du premier trimestre, après son cours, elle s'approcha de moi. « De toute façon, où que vous vouliez aller, je m'opposerai à votre passage en Terminale ! », me menaça-t-elle. C'était en décembre 1991, un mois seulement après la mort de mon père. Malheureusement pour moi, Il s'agissait aussi de mon professeur principal, celle qui avait tout pouvoir de décision ! Je n'en avais pas parlé à ma mère car je pensais que c'était des paroles en l'air ! C'est pourtant bien ce qu'elle fit ! Elle demanda mon redoublement. Je me retrouvais pour la première fois de ma vie... à redoubler une classe !! Mais ce n'était pas tout ! Je devais dire également adieu à mes rêves de scientifique en domotique ! Elle ne me fit aucun cadeau l'enflure ! Elle alla jusqu'à s'opposer sur le fait que je reste dans la section scientifique, malgré l'avis favorable des autres professeurs à mon égard. Autrement, j'avais de bonnes aptitudes en français, j'aurai pu au moins me retrouver en 1ère Littéraire... Non !!!!!! J'allais me retrouver en 1ère ... B ! En Economie !!! La matière dont j'avais le plus en horreur !!! Elle le savait ! Depuis la seconde, je m'étais juré de ne jamais faire « économie » ! Et elle venait de m'y envoyer... O mon beau destin !!! Que me réserves-tu encore dans le futur ???


Le 22 juin 1993 : Après deux ans d'enquête judiciaire, le juge conclu à un non-lieu, admettant l'authenticité de nos témoignages et de ce fait, qu'il y a bien eu relations intimes entre mon père et ma mère durant la période légale de ma conception.

Et je peux vous dire que si ma mère avait inventé ce père pour moi à l'âge de 13 ans comme l'ont prétendu nos adversaires, tel un mensonge sorti de la tête d'une "folle", d'une "affabulatrice", d'une "mythomane", elle n'aurait jamais tenu 5 minutes face à ces 2 ans d'enquête judiciaire à passer au peigne fin chaque témoignage ! Et nous n'aurions certainement pas eu des personnalités du cinéma témoignant de la liaison de ma mère et d'Yves Montand non plus !

 A ce stade du procès, si mon père avait été vivant, il aurait dû me verser des subsides. 

Catherine Allégret et Carole Amiel avaient encore la possibilité de faire appel de ce non-lieu. Elles ne contestent pas. Aucun appel n'ayant été effectué, le non-lieu devint définitif.

Le mardi 6 septembre 1994 : Le Tribunal de Grande Instance de Paris rend son verdict :

« ...ATTENDU QUE ses demandes successives de report des convocations de l'expert, pour des motifs qui se sont finalement révélés infondés, les deux procédures invoquées à l'appui de ces demandes ayant échoué, ne peuvent s'analyser qu'en une réticence à se soumettre à la mesure d'instruction ordonnée par le Tribunal, qui était de nature à permettre à la vérité biologique de se faire jour et dont il n'avait rien à redouter s'il n'avait pas eu de relations avec la mère d'Aurore durant la période légale de la conception de celle-ci ;

ATTENDU QUE le Tribunal est en droit de tirer toutes conséquences de cette attitude et de considérer qu'elle est de nature à confirmer et à parfaire les présomptions et indices graves que constituent les attestations produites par la demanderesse, de sorte qu'il convient de tenir pour établie la preuve de la paternité d'Yves MONTAND vis-à-vis de celle-ci et de dire bien fondée l'action en recherche de paternité ;

ATTENDU QUE, comme les témoins, le Tribunal ne peut manquer de noter la grande ressemblance physique existant entre Aurore, dont plusieurs photographies sont versées aux débats, et Yves MONTAND.[...]

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, vu l'article 340 du Code Civil, dit que Yvo LIVI, dit Yves MONTAND, né à Monsumano (Italie) le 13 octobre 1921, est le père de l'enfant née à Paris 13ème, le 6 octobre 1975, déclarée sous les prénoms de Aurore Anna Antonella, issue de Gilberte Anne Marie Drossart ;

Ordonne la mention de cette disposition en marge de l'acte de naissance de l'intéressée, dressé le 7 octobre 1975 sur les registres de l'état civil de Paris 13ème "

Oh ! Merci !!! C'est le plus beau jour de ma vie ! Je suis enfin reconnue « officiellement » , « légalement » ! Mon problème d'état civil va être réglé définitivement. Il n'y aura plus ces croix à la place du nom de mon père que je connais pourtant depuis toujours ! 

La justice a enfin accompli sa tâche de défenseur des droits des enfants. Par cette décision, ma dignité d'enfant et mon identité m'ont été restituées. J'ai le droit d'exister dans la vérité. Plus personne ne me traitera de menteuse dorénavant ! 

C'est important de pouvoir dire normalement : « Je suis la fille de... », ou : « Je suis le fils de... » sans craindre les regards en coin, les moqueries, les sarcasmes et le qu'en-dira-t-on. Je ne ressentirai plus de honte ni de gêne à être la fille de cet homme trop connu. C'est une véritable libération pour moi, un énorme soulagement. La patience a porté ses fruits. J'avais 13 ans quand le procès a commencé, et j'en ai presque 19 maintenant. Ce fut long, pas sans peine, mais nous avons gagné ! Enfin !!! Je vois le bout du tunnel. Même si je n'ai pas eu la reconnaissance affective, j'ai au moins obtenu réparation morale. Oui ! C'est une victoire morale ! Un juste retour des choses.
MON COMBAT EN RECONNAISSANCE EST TERMINE.

Mon histoire est devenue un exemple médiatisé où le faible peut gagner contre le fort grâce à la justice. De nombreuses mamans osent enfin attaquer des pères qui ont agi avec la même lâcheté que le mien. Mon procès a donné un élan d'espoir pour de nombreuses mamans.
Je vais pouvoir me construire maintenant. Je peux pardonner à mon père et je pense que la vérité doit être bénéfique pour son « repos ».

Ma nouvelle vie commence. Je pars de chez ma mère car son appartement reflète ce trop lourd procès, et je commence des études de langue et civilisation chinoise avec en option langue vietnamienne. Un nouveau départ au sein de la culture asiatique... et un nouvel art martial : le Viet Vo Dao. Mon maître vietnamien sera pour moi, un guide et un père spirituel. Et tous les pratiquants seront ma famille de coeur.
Et bientôt, les arts martiaux et la spiritualité seront ma survie face à tout ce qui allait bientôt arriver...
Je devins un guerrier face à la vie. A tomber sans cesse, mais à toujours me relever aussi, peu importe le temps que cela prenait... A rester intègre dans mes valeurs... pour ne pas devenir quelqu'un de haineux et de violent... chemin si facile pour tant de gens... 

Carole Amiel dans « Lettres à Montand » : Lettre du 6 septembre 1994 :
« Nous avions cinquante pour cent de chances de voir le tribunal ne pas déclarer ta paternité. J'avais tant espéré que la rigueur et le bon sens judiciaire auraient raison de la machination de Gilberte Drossart. Mais les juges, sous la présidence de Mme Marie-André Culié, en ont décidé autrement. Dans leur jugement de première instance, elles viennent de te déclarer père posthume d'Aurore Drossart, sans lui octroyer toutefois le droit de porter ton nom.
Pourtant, depuis ton décès, Laurent et moi avons tellement travaillé pour défendre ta bonne foi et démontrer l'incohérence de cette affaire !
... Alors que restait-il de concret dans ce dossier ?
Ce n'était certainement pas le supposé refus, de ta part, de te soumettre à une expertise sanguine. Tu en avais simplement demandé le report. En effet, entre-temps, tu avais déposé une plainte pénale pour fausses attestations à l'encontre des pseudo-témoins des Drossart. Ton but était de confondre, un à un, les six auteurs des assertions mensongères et de faire la preuve de l'inexactitude des faits invoqués, grâce à une instruction pénale... (
fais un test ADN, c'est moins long!)
Mais compte tenu de ton décès, un non-lieu fut prononcé... (
Ah bon ??? A cause de son décès ??? lol)
Tu n'eus donc pas le temps de te défendre, Montand. Et la justice n'en tint absolument pas compte. » (
si, il a tenté, mais c'est lui qui a menti devant la loi en prétendant n'avoir jamais trompé Simone Signoret à part avec Marilyne!)

« Attendu que, comme les témoins, le tribunal ne peut manquer de noter la grande ressemblance physique existant entre Aurore, dont plusieurs photographies sont versées aux débats, et Yves Montand... »

« Ainsi, la justice ne retenait comme preuve irréfutable qu'une « ressemblance ». Elle se contentait de ce que certains journaux avaient eux-mêmes mis en scène quelques temps auparavant, en accolant deux portraits figés dans une même posture, avec une même mimique et un couvre-chef. L'un était une photo de toi, l'autre, d'Aurore Drossart. Mais on ne voyait ni toi ni elle de plain-pied. Toi, tu étais grand, élancé, élégant. Elle était petite, sans ta prestance. J'étais sidérée... cette prétendue ressemblance, qui ne me convainquit jamais... A ce jeu de ressemblances, on pourrait aussi reconnaître que Charles Pasqua ressemble comme deux gouttes d'eau à Fernandel, sans pour autant leur trouver de père commun...

Dès la parution des premières lignes et des premiers articles, tu fus d'emblée présumé coupable. Pourtant, il n'exista jamais aucune preuve matérielle d'une quelconque relation entre toi et cette femme. La ressemblance évoquée ne fut probablement exploitée que pour pallier ce manque évident de preuves. » 

Voilà ! Encore du déni, de la mauvaise foi  et du mensonge... Le ton de la parole officielle était déjà  donnée...

« Attendu qu'Aurore Drossart, qui n'a jamais vécu aux côtés de son père, lequel ne s'est, jusqu'à son décès, jamais occupé d'elle, ne démontre pas qu'il puisse être de son intérêt de prendre le nom de Livi pour le substituer à celui de Drossart qu'elle porte depuis dix-huit ans. »

« Que Mesdames les juges se rassurent ! Ce n'était pas le nom de Livi que briguait de porter Aurore, mais bien plus celui de Montand. »
(gonflée la maîtresse qui a couru toute sa vie après la célébrité d'Yves Montand ! Le mec, il se serait appelé Livi, simple plombier de 53 ans, je ne pense pas que cela aurait intéressé Carole la bourgeoise depuis ses 14 ans !)

Ainsi, dix jours plus tard, la mère et sa fille posèrent en une du magazine Gala, sous un titre sans ambiguïté : « Enfin, je m'appelle Montand ». Les kiosques en étaient couverts. Heureusement, Valentin venait d'entrer en cours préparatoire, à l'école primaire, et ne pouvait pas encore lire ces larges manchettes...Lorsque le quotidien France-Soir me joignit par téléphone très tôt le lendemain matin pour connaître mon sentiment, je déclarai spontanément à la journaliste, sans autre commentaire : « Bien évidemment nous allons faire appel de ce jugement qui constitue pour moi une erreur judiciaire ! » L'avenir ne me démentirait pas.

« ... Ainsi, deux jours plus tard, la mère déclarait dans Le Parisien que « tu étais un personnage exécrable et à rejeter... que tu étais un salaud vu la façon dont tu t'étais conduit avec elle et sa fille.
Moi-même, je n'étais pas épargnée puisque, dans le magazine de Voici du 19 septembre, elle m'accusait d'avoir fait appel à cause de l'héritage et affirmait que je n'avais pas de cœur. Elle se trompait. Car il en fallait, du cœur et de l'amour, pour défendre ceux que j'aimais, que j'aime et que j'aimerai toujours, à savoir toi et Valentin. » (
je crois qu'elle ne saisit pas vraiment bien ce que signifie « avoir du cœur ». Ca ne se réduit pas à aimer ceux qu'on aime déjà voyons, c'est plutôt avoir du coeur envers autrui, proches et inconnus ; c'est aider ceux qui en ont besoin, ceux qui sont en détresse ; c'est être bon, généreux, compatissant... donc quand ma mère dit que cette femme n'a pas de cœur, oui c'est vrai ! Je confirme ! Cette femme n'a pas de coeur ! De même que Catherine Allégret ! Elles me l'ont largement prouvé...