Acte 2 : EXHUMATION ET PRELEVEMENTS HOULEUX

Ces dames, soudain, décident d'user de leurs bons droits d'héritières pour contester le jugement et faire appel !!!
Mais, bon sang ! Ca ne s'arrêtera donc jamais ? Cela ne les regarde pas !! C'était un combat entre Yves Montand, ma mère et moi, avec comme arbitre, la justice ! Elles n'ont aucune décence, aucun respect face à la souffrance que j'ai endurée jusqu'à cette reconnaissance officielle !

1) Elles osent dire qu'en fait, Yves Montand n'a jamais refusé de se soumettre aux 2 tests de paternité, qu'il n'avait fait que reporter, et qu'il avait, entre temps porter plainte contre nous et nos témoins pour faux témoignages.
Oui ! 5 ans de report au lieu de 5 mn à faire un test de paternité pour prouver qu'on mentait !
Elles balayent donc les faits et le procès verbal de l'expert à l'encontre d'Yves Montand.

2) Elles osent dire que ma mère est une "menteuse", une "affabulatrice" et "qu'il n'existe aucun témoin de sa relation avec Yves Montand !
Donc là, elles balayent carrément 2 ans d'enquête judiciaire !
« ...force est de constater qu'en dépit de l'imagination fertile de Gilberte DROSSART, il n'existe aucun témoin « visuel ou auditif » de sa prétendue liaison de « deux années » avec Mr Montand. Comment ne pas s'étonner que durant une si longue période, cette « liaison » n'ait pas laissé le moindre signe d'affection : pas une lettre, pas même une carte postale ou un mot, pas une photographie, pas un ami commun, rien. En conséquence, devant l'inanité des preuves alléguées, la Cour réformera le jugement entrepris et déboutera Aurore DROSSART de son action en recherche de paternité. » (Conclusions de Carole Amiel en date du 2 mars 1995)

3) Du coup, elles finissent en disant que le Tribunal avait "osé" me déclarer fille d'Yves Montand "sur une simple ressemblance".

4) Ces femmes n'acceptent pas non plus que je puisse porter son nom :

« Il convient d'ajouter que Mlle Aurore DROSSART, qui ne craint pas dans la presse à scandale de salir la mémoire d'Yves MONTAND et de porter sur le défunt des appréciations calomnieuses et déplaisantes, ne saurait en toute hypothèse et quelle que soit l'issue de la présente procédure être autorisée à porter ce nom. » (Conclusions de Catherine Allégret en date du 20 février 1995)

« ...Nonobstant cette décision, Aurore DROSSART s'est indûment appropriée non seulement le patronyme de Livi, mais aussi le pseudonyme de MONTAND ainsi qu'en atteste l'interview qu'elle a accordée à l'hebdomadaire Gala le 15 septembre 1994 intitulée « Enfin je m'appelle Montand ». La cour fera interdiction à Aurore Drossart de s'approprier ce pseudonyme de même que le nom du défunt. (...) De surcroît, compte tenu des accusations injurieuses et diffamatoires qu'elle n'a cessé de proférer à l'encontre de Mr Yves MONTAND, du fait qu'elle ne l'a jamais connu et ne sera pas, a priori, appelée à évoluer dans sa famille, l'intimée ne saurait davantage se voir attribuer le patronyme de LIVI et ce d'autant qu'elle porte depuis sa naissance celui de DROSSART. »(Conclusions de Carole Amiel en date du 27 février 1995)

Tout ceci n'a aucun sens ! Quelles sont leurs vraies motivations ? Elles reprennent la stratégie d'Yves Montand : NIER TOUT EN BLOC ! Comme si toutes ces 5 années de procédures n'avaient jamais existé ! Pour elles, la nouvelle Cour d'Appel ne doit rien prendre au sérieux !

En outre, elles réclament un test génétique avec Valentin et Lydia LIVI, la sœur d'Yves Montand). C'est marrant, à l'époque, Mossieur Montand n'avait pas eu autant de bonne volonté !!! Il faut avouer que leur démarche est vraiment curieuse... D'autant plus qu'Yves Montand est décédé...

De toute façon, un Tribunal intègre ne pourra leur donner la légitimité de leur mauvaise foi ! Ce n'est que du vent, du mensonge et de la méchanceté qu'elles brassent ! Elles ne sont pas crédibles face à ces 5 années de procédures sérieuses.

Dans son livre « Au non du père », Catherine Allégret va carrément inventer sa version des faits :

« Il était une fois, le 31 décembre 1988, la naissance d'un petit garçon, Valentin. Il était une fois un homme riche, célèbre et vivant : Yves Montand. Il était une fois aussi une inconnue, Gilberte Drossart. Apparemment interpellée par les déclarations du nouveau père dans les magazines, cette femme décidait de devenir mère à son tour et mettait au monde une fille, un très vieux bébé âgé de quatorze ans. »

Mon droit de réponse : Moi, je changerais les termes de cette façon : « Il était une fois, le 16 avril 1946, la naissance d'une petite fille, Catherine. Sa mère s'appelait Simone Signoret et son père Yves Allégret.
Il était une fois un homme riche, célèbre et vivant : Yves Montand. Apparemment interpellée par l'annonce d'un bébé en route, Valentin, Catherine voulait aussi devenir fille à son tour de ce nouveau papa de 67 ans et se fit adoptée par lui pour devenir un très vieux bébé de 42 ans. L'histoire se finit bien, car elle avait gagné un deuxième père et un 2ème héritage... »

Et elle continue : "De faux témoins, un faux refus, une fausse ressemblance : tels furent les ingrédients qui allaient faire d'Aurore Drossart, dans l'esprit de beaucoup de gens et dans celui d'une justice bien crédule, la fille cachée d'Yvo Livi, dit Yves Montand... »
Mais bien sûr...

Dans l'émission de divertissement « Super Nana », présentée par Patrick Sébastien, elle va même tenir des propos vulgaires et choquants : « Ce n'est pas parce qu'elle a fricoté avec Montand, qu'elle s'est fait sauté entre deux portes, et qu'elle s'est fait engrossé par lui, qu'elle a quelque chose à revendiquer.
" Il y a dix-neuf ans, on pouvait à loisir utiliser pilule, stérilet ou tout simplement avorter.
" Et finit par le fait que « les bonshommes devaient être défendus, et qu'il était inadmissible qu'un tribunal condamne quelqu'un parce qu'entre telle date et telle date, il a couché avec une telle ».
No Comment... Jugez par vous même...

En fouillant dans mon ordinateur qui a beaucoup plus de mémoire que Monsieur Henri Colpi, j'y ai retrouvé la lettre qu'on va lire. Je l'avais écrite à l'intention d'Aurore Drossart. Elle ne franchit jamais les portes de mon imprimante, mais elle me fit un bien fou. Je vous la livre telle quelle aujourd'hui. Peut-être la lira-t-elle aussi, si toutefois elle n'est pas encore partie cacher sa honte au fin fond du Tibet (pauvre Tibet !).

Mademoiselle,

Suite à un premier jugement rendu en votre faveur par la première chambre du tribunal de grande instance de Paris (jugement sur lequel je ne souhaite pas revenir aujourd'hui et sur lequel nous interjetons appel, compte tenu de la minceur des éléments qui l'ont motivé), j'ai pris connaissance avec un immense dégoût de vos débordements dans la presse écrite et parlée.

Dans un premier temps, j'avais décidé de me taire, préférant laisser au public le soin de se faire une opinion sur cette affaire à travers les élogieux propos que vous et votre mère tenez sur cet homme que vous voulez pour père.

Non contente d'avoir été élevée par une femme qui vous a abusé depuis votre naissance, vous voici maintenant encombrée d'un père « inhumain, lâche, irresponsable », et dont les engagements personnels vous ont « fait honte » (je vous cite).

Vous voici donc maintenant non seulement la fille d'une manipulatrice à la mémoire fantasque, mais encore celle d'un parfait salaud. Cela ne doit pas être drôle.

Alors, aujourd'hui, je sors de ma réserve pour vous dire ceci : il est un bien précieux et gratuit : la dignité. Pas une cour de Justice ne pourra vous rendre ce bien inestimable que vous avez piétiné en pactisant avec une presse toujours avide de saletés et de mensonges pour satisfaire la curiosité d'un public qui, cette fois-ci, ne se laissera peut-être pas totalement abuser, qui sait ?

C'est au nom de cette dignité, pour le respect et la mémoire de ceux qui ne sont plus, et pour l'amour que je porte aux survivants de cette famille qui est la mienne, que je ne peux plus me taire.

Carole a fait son devoir de mère et de compagne. Moi, aujourd'hui, je fais mon devoir de fille.

Mademoiselle, j'ai honte pour vous.

Catherine Allégret-Livi. »

Mon Dieu... Mon Bouddha ! Je reste sans voix...
Au fait, rappelez-moi qui a sorti plus tard un livre dénonçant les attouchements qu'elle a subis, selon elle, par Yves Montand, lorsqu'elle était jeune ??
On se doute finalement comment elle a du faire chanter Yves Montand pour qu'il accepte de l'adopter alors que cette adoption n'avait aucune raison d'être ni aucun sens, si ce n'est pour obtenir une part de l'héritage.
Et encore une fois, après, on vient dire que c'est moi qui ai attaqué pour de l'argent ??? gros lol !!!

Catherine Allégret, dans « Au non du père » :

« Nous ne pouvions laisser la Justice se satisfaire d'un jugement qui ne reposait que sur des interprétations. Nous décidâmes donc d'interjeter appel. Puisque Montand n'est plus là pour faire la preuve de sa non-paternité, nous rapportâmes dans nos conclusions, qu'il était possible de reconstituer le patrimoine génétique d'un défunt pour autant qu'il existât encore des collatéraux vivants. Une note détaillée du professeur Janot, généticien, expliquait le mécanisme à suivre. A ce moment de la procédure, le scénario s'inversa. »

Alors ce généticien oublie sciemment ses leçons de génétique car pour reconstituer le patrimoine génétique d'un défunt, il faut soit le défunt, soit ses 2 parents. Le reste, ce n'est que pure débat d'hypothèses.
Elles ont tout prévu et avancent avec une certaine certitude bien douteuse dans cette voie bien véreuse qu'est l'exhumation.

4 juillet 1996 : Contre toute attente, cette Nouvelle Cour, visiblement du côté de la famille Montand, accepte leur requête infondée et mensongère au vu des 5 années de procédures qu'elles et cette Cour ont tout simplement balayé ! Je n'arrive pas à y croire !
La Cour désigne un expert : le professeur ROUGER. La justice avait rempli sa mission qui était de défendre les droits d'un enfant, moi, ce pourquoi j'avais fait « appel » à elle. Qu'espérait-elle aujourd'hui en agissant dans le sens des ayants droits de la famille LIVI ? Ce procès ne s'arrêtera donc jamais ???

Derechef, la descente aux Enfers recommençait ! A nouveau, je n'ai pas le droit de dire que c'est mon père ! Je ne suis plus que « la fille présumée d'Yves Montand » ! La rectification de ma fiche d'état civil n'est plus d'actualité !!! Plus rien n'est réglé !!! C'est comme si on venait de me libérer de prison après m'y avoir enfermée durant 19 ans ; là, je vois la lumière du jour et respire le bon air ; je ne souhaite qu'une chose maintenant : avoir une vie normale... Et paf ! Avant que j'ai pu dire « ouf ! », on m'arrête sur le champs pour un crime que j'avais commis - être née d'un père trop connu -, et dont la réelle victime, c'était moi ! Finalement, on m'envoya dans une petite cellule lugubre, sombre, tellement crasseuse, et tous ces cafards... J'attendais le verdict... Ma remise en liberté est à rediscuter, paraît-il ! Je me sentais emprisonnée dans mon malheur sans fin. J'en avais assez de ce procès ! Je pensais que mon calvaire concernant mon père était terminé, que je pouvais enfin tourner la page sur des bases saines, mais rien n'est fini parce que ces deux femmes, n'ayant aucun lien de sang, juste d'argent, en ont décidé tout autrement.

La Cour a toujours demandé à la famille de fournir le dossier médical d'Yves Montand. Ce qui n'est pas compliqué !!
Car avant d'en arriver à la génétique, il y a les groupes sanguins.
Moi, je suis du groupe A+ (comme 40% de la population générale).
Ma mère aussi, Carole Amiel aussi, et la soeur d'Yves Montand, Lydia Livi, aussi.
Mais Valentin, lui, est d'un groupe plus rare : AB 

Alors il était intéressant de commencer par là, et d'avoir le groupe sanguin d'Yves Montand.
Mais jamais la famille ne fournira son dossier médical, ce qui est surprenant !

14 février 1997 : Le Pr ROUGER remet son rapport. Sa conclusion m'est carrément défavorable !
"
Comme expliqué dans le rapport, il était impossible, du fait de l'absence de matériel génétique de Mr Yves LIVI d'exclure formellement sa paternité vis-à-vis d'Aurore DROSSART.

Par contre, la probabilité qu'Aurore DROSSART soit la fille biologique d'Yves LIVI, frère de Lydia LIVI, n'excède pas 0,001 (soit 0,1 chance sur cent).

La preuve formelle de paternité ou de non paternité ne pourra être apportée que par l'étude de cellules ou de tissus prélevés chez Monsieur Yves LIVI, dit Yves MONTAND.

Professeur Philippe ROUGER »

Selon notre généticien, dans son contre rapport, le professeur Rouger donne ce résultat de façon péremptoire, sans aucune précision quant à la méthode statistique utilisée et serait même d'un certain parti pris.
Nous apprenons d'ailleurs que ce professeur Rouger n'avait même pas l'Agrément Génétique pour pratiquer ce test !!!!

Notre avocat, Maître Bourdon, ne veut plus nous défendre et se retire soudainement de l'affaire. Arrivée de Maître Collard, qui vient nous proposer de nous défendre à l'américaine c'est-à-dire gratuitement... Si on gagne, il touchera un pourcentage.
Si on perd, il ne touchera rien.

ON VOUS A FAIT CROIRE QUE C'EST MOI QUI VOULAIS FAIRE DETERRER LE CORPS D'YVES MONTAND POUR PROUVER QU'IL ETAIT MON PERE.

EN REALITE, CE SONT LES HERITIERES QUI ONT FAIT DETERRER LE CORPS D'YVES MONTAND POUR PROUVER QU'IL N'ETAIT PAS MON PERE.

Ca vous en bouche un coin !!? Et oui ! Imaginez n'importe quel  enfant de célébrité. Pensez-vous que ces enfants iraient déterrer le corps de leur père, juste pour prouver qu'il n'est pas le père d'une gamine ???
C'est complètement hallucinant comme démarche, n'est-ce pas ? C'est pourtant ce qu'il s'est passé... A la différence près que ces 2 héritières n'ont aucun lien de sang, elles, uniquement d'argent. Et ça fait toute la différence !

Avec ma mère, la seule chose que nous avons demandé à la Cour, durant toute cette bataille génétique, c'est de rejeter les conclusions de leurs généticiens verreux et de confirmer le jugement 94, basé sur des éléments concrets et plus sérieux.

Les héritières, elles, se sont acharnées à rendre valides les rapports douteux de leurs deux Professeurs et rajoutent que s'il faut déterrer le corps d'Yves Montand  POUR PROUVER QUE JE NE SUIS PAS SA FILLE, alors elles ne s'y opposeraient pas !

Catherine Allégret rajoutera que "s'il le fallait, elles iraient jusque là si cela demeure LE SEUL MOYEN POUR LAVER MONTAND DE L'IGNOMINIE."

« C'est dans la logique de la recherche de la vérité. Nous sommes demandeurs de l'expertise, on ne peut donc pas la refuser », reconnaît Me Dominique PIWNICA, l'avocate de Catherine ALLEGRET. 

19/02/98 : Nous nous rendons au Palais de Justice. A ma grande surprise, Carole Amiel, très droite, en tailleur noir, et Catherine Allégret, en noir aussi, tel un jour d'enterrement, montrent le bout de leur nez. Leurs visages ont un air grave et solennel. C'est la première fois que je les vois se présenter à une audience depuis qu'elles ont repris le procès en leur nom en 91. Elles sont alliées dans ce procès, elles qui se détestent tant.

La Cour les convoqua à la barre pour savoir si elles autoriseraient d'exhumer le corps d'Yves Montand pour y faire des prélèvements. Elles répondirent toutes les 2 : "OUI"

Le verdict est donc rendu par la Cour d'Appel : l'exhumation est ordonnée. 

Alors qu'elles avaient donné leur accord précédemment, elles sortirent genre « indignées », en disant : « On espérait qu'on laisserait Montand en paix ! ». Tu parles ! Charles ! Pour laisser « Montand en paix », il aurait fallu accepter le jugement de 1994 ! 

Mon combat était fini en 94, ma certitude je l'ai depuis toute gamine et la justice avait fait que cette certitude ne soit plus bafouée. Ma reconnaissance légale, je l'avais eue ! Ce n'est plus de moi dont il est question là. Cette décision d'exhumation n'est QUE pour combler les soi-disant doutes ou plutôt "certitudes" de ces deux femmes, qui protègent bien plus leurs intérêts financiers que la « mémoire d'Yves MONTAND ».

Et le comble, c'est que ces héritières vont nous faire porter le chapeau afin d'avoir l'opinion publique contre nous.

Seules ces 2 femmes avaient le pouvoir de dire "NON". Mais ce qu'elles souhaitent depuis le début, c'est l'exhumation. Leur plan fonctionne à merveille. Et l'opinion publique s'est retournée contre nous, buvant tous les mensonges qu'ils lisent dans la presse. Nous, ils nous ont interdit de parler du procès. Et les adversaires s'en donnaient à coeur joie pour mentir ouvertement au monde sans que nous ne puissions rien y faire ! 

Il en découla immédiatement un torrent de polémiques, de vives réactions. 

Et maintenant, c'est le monde qui me rejette !!! Je n'en peux plus !!  

On dit que c'est une première, mais c'est pourtant la deuxième fois, en France, que l'on réalise ce type de procédure. Personne n'en parle !

Leurs avocats n'ignoraient donc pas qu'en février 1996, la Cour d'Appel d'Aix avait déjà autorisé une démarche semblable à la leur, alors que là encore, le Code Civil prévoyait qu'il fallait le consentement de la personne pour pratiquer une expertise. Cependant, ni l'éthique, ni les religions, ni les hommes politiques, ni les stars du showbiz, ni l'opinion publique, ne s'en étaient préoccupé et mêlé ! L'exhumation ordonnée par la Cour n'était donc pas une « première » !!! Mais pour mon cas, tout le monde était choqué, indigné, outré que l'on puisse rechercher la vérité jusque dans une tombe ! 

L'opinion publique était extrêmement violente envers nous et compatissante pour la famille ! Le monde à l'envers quoi !! Certains voulaient notre mort, que l'on méritait d'aller brûler en enfer, là était notre place à ma mère et à moi, avec une mère menteuse et affabulatrice, tout ça pour l'argent.... 

C'était horrible ! Moi qui aimais sortir, et bien cette période en marqua la fin... 

Rentrer dans un métro où vous, vous ne connaissez personne, mais remarquez que ces inconnus, eux, vous reconnaissent et vous dévisagent avec haine, bah c'est très violent psychologiquement. Je commence à vouloir me cacher du monde, à ne plus oser sortir., à devenir agoraphobe.
Dès que je suis invitée sur un plateau, je me fais agressée par tous ! Et dire que je n'ai que 21 ans !! Dur de se sentir rejetée, non plus par son père, ou ses camarades, mais là, c'est par le monde !!!! Et pour de fausses raisons ! C'est vraiment horrible à supporter ! Ces 2 femmes nous en font bien bavées ma mère et moi ! 

Maître COLLARD lui-même tenait (et tient encore) des propos qui laissaient croire que l'exhumation venait de notre fait ! Comment appelle-t-on une personne sensée vous défendre qui donne de fausses informations allant dans le sens des mensonges des adversaires ? Preuve dans le journal France-Dimanche du 15 au 21 novembre 1997, à la question : " On vous reproche d'avoir demandé et d'avoir obtenu l'exhumation d'Yves MONTAND. Quel est votre sentiment sur ce sujet délicat ? ", Gilbert COLLARD répond : " Il faut savoir ce que l'on veut. Si on est à la recherche de la vérité, la vérité à cent pour cent, et c'est ce que j'ai exprimé au juge, il n'y avait qu'un moyen : aller la chercher là où elle est, c'est-à-dire dans la tombe d'Yves MONTAND. "

J'appelle ça un cheval de Troie... Il rentre dans le jeu des adversaires...

Et petite information au passage :
Bernard Kouchner
(ami de la famille Montand et mari de Christine Ockrent, elle-même marraine de Valentin Livi) est secrétaire d'Etat chargé de la Santé de 1997 à 1999... Pile à la même période...

UNE EQUIPE MEDICO LEGALE PLUS QUE DOUTEUSE...

11 mars 1998 : 

C'est le Docteur Dominique LECOMTE, directrice de l'Institut médico-légal de Paris, qui est chargée, avec son équipe, d'effectuer des prélèvements du corps et de les envoyer aux différents laboratoires. 

Et le détail croustillant que l'on ignorait à l'époque, ces informations étant récentes (2006), c'est que la crédibilité et la réputation de cette femme de sciences ont été largement entamées depuis : figurez-vous que c'est cette même dame qui concluait dans son rapport de médecin légiste au suicide du juge Borel. On sait maintenant que c'était faux, grâce à sa veuve magistrate qui s'est battue 3 ans pour obtenir une contre expertise et qui a démontré que son mari avait été assassiné et que le rapport de Dominique Lecomte était bidon ! C'est également Dominique Lecomte qui, à la demande de la famille royale, aurait embaumé le corps de la princesse Lady Di peu de temps après sa mort ; ceci afin de rendre impossible tous futurs examens post-mortem, au grand regret de Mohamed Alfayed...

Une fois sur place, après nous avoir fait attendre durant 1 h dans une salle d'attente, le cercueil hors de notre vue durant tout ce temps, enfiler une blouse, un bonnet et un masque, comme il était de rigueur, rien ne se déroula comme prévu, à tous niveaux... Je peux en témoigner, j'y étais ! Tout d'abord, je fus surprise de découvrir un corps tout noir, comme s'il avait été calciné, et pas aux dimensions de l'homme immense qu'il était. Le corps n'avait rien d'un corps embaumé... Je n'eus pas le tête-à-tête escompté, qu'on m'avait empêchée d'avoir à sa mort. Je n'arrivais pas à y voir Yves Montand. Juste un corps méconnaissable. 

- En outre, aucune identification du corps ne fut faite au préalable : absence de récupération des pièces médicales et dentaires d'Yves Montand ; absence de vérification de la taille, des mensurations et de la pointure du corps exhumé ; aucun prélèvement d'ADN dentaire ; aucune comparaison ante mortem et post mortem de ses sinus ...
 Et bien là, une simple couverture déposée sur le corps, parce qu'il y avait les initiales Y.M. brodées dessus, suffisaient à prouver qu'il s'agissait bien d'Yves Montand !!! Incroyable, non ? Mais vrai !!! D'autant plus qu'il s'appelait Yvo Livi (Y.L.) !!! Même dans la mort, il a des privilèges que les autres n'ont pas ! 

- D'autre part, ma mère et moi restions stupéfaites, bouches bées, devant le travail non pro qu'effectuaient les légistes. Ce qui m'a marquée et choquée, c'est qu'ils ne portaient pas de masques, et que l'un d'eux s'est même mis à fumer au-dessus de la dépouille !!! Ils parlaient entre eux, en même temps qu'il découpait, sans penser aux risques de contamination par postillons.

- Et le comble du comble ??? Au moment où ce même légiste fumeur insérait chacun des prélèvements dans des petits bocaux, l'un d'eux lui glissa des mains pour venir s'éclater par terre ! Je me demandais ce qu'il allait faire du bout... Le rincer ? Le jeter ?? Que nenni ! Le morceau fut tout simplement ramassé, puis déposé dans un nouveau flacon de verre dont ils prirent pourtant si soin de fermer à la cire, comme si rien ne s'était passé, et qui serait envoyé aux labo pour établir si oui ou non je suis la fille d'Yves Montand !!! 

Il n'y a pas eu non plus de prélèvements sanguins des légistes afin d'exclure toute contamination.

On peut dire, en toute objectivité, que LES PRECAUTIONS OBLIGATOIRES POUR EFFECTUER DES PRELEVEMENTS FIABLES N'ONT PAS ETE PRISES. 

Bien heureusement, il y a une personne qui prend des photos ; celles-ci vont pouvoir attester du mauvais déroulement de ces opérations, ça tombe bien ! 

Au sortir de l'institut, ma mère conviendra avec Me COLLARD qu'elle allait immédiatement lui rédiger une liste de réserves concernant le déroulement "non conventionnel" de ces opérations et qu'elle les lui transmettra par fax. 

Il y avait suffisamment d'invraisemblances et de négligences pour contester formellement la valeur et la fiabilité du résultat. Mais Maître Collard, tel un cheval de Troie, refusa de déposer ces réserves à la Cour, alors que lui-même, ainsi que le procureur, étaient présents lors des prélèvements... Nous faisons appel d'urgence à un autre avocat, Fabrice BONNARD,  pour tenter de rattraper l'erreur, selon moi calculée et voulue, de Collard. 

NOTRE MISE A MORT ! JE M'ENFUIS DE CE PALAIS D'INJUSTICE !

27 novembre 1998 : Plaidoiries finales... Notre « mise à mort » serait plus juste !!!

C'est donc Me Fabrice BONNARD et Me Jean-Louis PELLETIER qui vinrent plaider en ce jour bien sombre. L'audience commencée, le procureur général, Mr LAUTRU, nous balance sans pincette : "remerciez Maître COLLARD pour n'avoir jamais déposé les réserves", et donc, il ne vous est plus possible de contester la fiabilité des prélèvements ni les résultats de l'expertise bien sûr ! 

"L'erreur" de Collard, nous venions de nous la prendre en pleine face par le procureur lui-même !!! Et cela nous coûtât plus que très cher... Et comme par hasard, les deux pellicules de photos prises lors des opérations ont mystérieusement disparu ?! Bien entendu, les avocats adverses se régalaient de la scène... Nous étions déjà à terre... ils nous achevèrent... J'entendis encore ces avocaillons vomir des choses horribles, fausses, méchantes, gratuites qui me frappèrent avec la dureté de l'acier... Ils s'en donnèrent à coeur joie... Non ! C'était au-delà de ce que je pouvais supporter, humainement parlant, et Dieu sait qu'il en fallait pour ébranler ma muraille de Chine... Pourtant, ils avaient réussi à me transpercer de leurs lances finement aiguisées et empoisonnées... Je n'en pouvais plus d'être, avec ma mère, des brebis "galeuses" en train de se faire ouvertement bouffer par tous ces loups sans cœur, sans aucune pitié, sous l'œil magistral de ces bergers, du haut de leur montagne, qui ne faisaient rien pour arrêter le massacre ! C'est alors que je craquais durant l'audience sous le flux de leurs paroles si âpres et si humiliantes. J'éclatais  en pleurs devant tout le monde ! Je ne pouvais rester plus longtemps dans cette salle de torture psychologique et attendre le tour de parole de mes avocats espérant qu'ils corrigent mes bourreaux. Non ! C'était au-dessus de mes forces ! Ce fut tellement intolérable, tellement odieux, que je sortis de la salle en courant et en claquant la porte violemment, agissant délibérément pour leur faire outrage, pour leur dire qu'ils étaient tous allés trop loin, que ce soit les avocats ou ce Procureur ! Un policier, me voyant désemparée, me fit passer par une porte de derrière. Je m'enfuyais donc de CE PALAIS D'INJUSTICE ! Une déception mêlée de révolte. Si on avait forcé mon père, à l'époque, lorsqu'il était encore vivant, et sur le vif de l'action, je n'en serais pas là !!! Je suis révoltée par le système dont nous dépendons ! Ils ont fait de moi une écorchée vive, une révolutionnaire, une anarchiste... Mon indignation était immense face à tout ce stratagème immonde mis en place pour nous évincer définitivement, ma mère et moi ! Ils ont réussi. 

Je n'arrêtais pas de me dire que COLLARD avait fait en sorte qu'il n'y ait plus de freins dans notre voiture juridique. Et la voiture venait de s'exploser contre un mur. Je ne pense qu'à une seule chose : MOURIR ! Encore et encore ! Mes yeux sont remplis d'une tristesse infinie et noire. Je ne voyais même plus où j'allais tant mes larmes coulaient à flots. Je croisais quelques passants. Je voulais sauter dans la Seine et me noyer. Je voulais qu'ils portent tous le poids de ma mort sur leur conscience ! Pourquoi est-ce que j'en arrive toujours à cette solution extrême : ma mort !? Faut-il mourir pour dire au monde entier qu'ils sont allés trop loin ??? Ils en seraient bien trop ravis ! D'un autre point de vue, continuer à vivre dans cette perpétuelle injustice est insoutenable ! Humiliation. Dégoût. Frustration. Rage. Violence. Anéantissement absolu. Incompréhension. Douleur. Cœur tailladé. Gouffre. Retour à la case départ, mais en pire ! Voilà ce que j'ai ressenti par leur faute ! Je n'ai plus que le droit de pleurer mon destin fantastiquement merdique, il faut bien l'avouer !!! Soit je meurs, soit je me bats pour éteindre la mèche de ma bombe intérieure... En définitive, je me bats pour rester en vie : ce soir, je suis allée à un cours de Tae Kwen Do pour me défouler à mort !!!!!! J'avais envie de tout détruire tant mon courroux contre eux était titanesque...

L'outil de ma défaite s'appelle COLLARD !

Ne s'arrêtait pas là pour autant mon histoire.

Car heureusement arrivait Maître Fabrice Bonnard.

Voilà un avocat dont l'essence était bien rare ;

Pas de coup de poignard, ni de chars,

Désintéressé par la gloire et les dollars,

Bosseur, honnête et pas vantard,

Tout était là pour notre juste victoire,

Celui qui sait voir, les apparences il ne peut croire.

J'avais donc en la Loi encore un zeste d'espoir ;

Malgré tout, c'est déjà trop tard !

Le mal est fait et il s'appelle COLLARD !

Signé : Une Aurore en pétard !

Nous attendons le verdict final de tous ces corrompus puissants ! Maître Bonnard a fait son maximum en tout cas ! Mon destin est entre les mains de cette Haute Cour...

17 décembre 1998 : Rien n'y fait évidemment ! 

La cour a définitivement tranché, sans prendre en compte ni la double dérobade de feu Yves Montand face aux demandes d'expertise, ni le PV de carence de l'expert, ni les deux ans d'enquête judiciaire, ni le premier jugement de 1994, ni toutes les incohérences de ce procès, ni ces négligences et invraisemblances incroyables concernant les prélèvements, ni ma ressemblance plus que troublante, ni ma sempiternelle souffrance : OFFICIELLEMENT, YVES MONTAND N'EST PLUS MON PERE !!!! La Justice INJUSTE vient de tout me reprendre ! Ma reconnaissance, mon identité, ma dignité d'enfant et de jeune adulte. 

Le dernier coup de poignard venait de m'être donné par la justice elle-même ! Vous avez tous bafoué mon droit de vivre, mon droit d'exister depuis que je suis gamine, mon droit de revendiquer mon identité. Je suis écoeurée ! Dégoûtée ! Consternée ! Dépitée ! Horrifiée ! Mortifiée ! Je viens d'être bâillonnée par une « vérité scientifique et juridique » bien ombreuse ! Je suis encore plus frustrée que lorsque j'étais gamine !!! Retour au point de départ, sauf qu'au lieu d'être au sous-sol, ils m'ont éjectée dans les limbes de l'Enfer, et les flammes me consument à grands feux !!! Me revoilà, aux yeux du monde cette fois-ci, et pas seulement face à l'entourage social dans lequel j'évoluais, la « menteuse », la « bâtarde », la « honte de la France » car dans l'esprit des gens, c'est moi qui suis allée le déterrer et tout ça pour que l'on « prouve » que tout ceci n'était que supercherie due à l'affabulation d'une femme, ma mère... Catherine ALLEGRET dira une chose infâme : « Elle ne saura toujours pas qui est son père, mais au moins, elle saura qui est sa mère ! »

« L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie. Au même titre, la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. » (Gandhi)

Le clan Montand avait gagné la bataille grâce à des manquements professionnels de Collard et à la cécité volontaire d'une Cour, non par une vérité scientifique incontestable ! Car elle est totalement contestable leur vérité ! Nos experts ont relevé de graves erreurs et invraisemblances qui, à elles seules, ne permettent en aucun cas d'exclure, comme ils l'ont fait, la paternité d'Yves Montand à mon égard ! Ils ont décidé de mon sort tels des rois aveugles qui se sont laissés guidés par d'autres aveugles. Aveugles mais pas ignorants... C'est grave ce qu'ils viennent de faire ! COLLARD a commis une série de « négligences » professionnelles très graves certes, mais qui n'étaient pas irrémédiables pour autant. Maître Bonnard s'était empressé de faire ce que Collard n'avait pas fait. Cependant, le dépôt de nos réserves sera quand même refusé !!! C'est trop tard, lui dit-on !!! C'est tout de même ma vie, ma vérité, mon passé, mon présent et mon avenir, ma souffrance, mon honneur, etc., qui sont en jeu ! Neuf ans de procédures interminables et là... c'est trop tard ! « Affaire suivante ! », comme ils disent après avoir ruiné votre vie pour toujours ! Ce que je vis est inique !! Quelle erreur judiciaire grave !!! Quelle bavure inacceptable !!!

Ce qui s'est écroulé en moi ce jour là, c'est ma foi en la Justice !

Avez-vous de l'argent ? Avez-vous un bon avocat ? Avez-vous de la chance ? Vous en aurez besoin car l'intégrité, l'honnêteté et la Vérité ne suffisent pas ! Vous comprendrez donc que je ne crois plus en la justice humaine et chaque jour qui passe me le montre encore et toujours un peu plus et c'est révoltant ! Je m'insurge contre ce système plus que pourri et corrompu, surtout pour ceux qui sont en bas !  

Comme disait très justement Balzac : " Les lois sont des toiles d'araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites. " 

Et le comble, c'est qu'après m'avoir volé mon identité et ma part d'héritage, détruit ma vie, ma dignité, ce n'était pas encore suffisant ! Elles voulaient m'achever ! Elles m'envoyèrent les huissiers !!! 

Je reçois une lettre de l' huissier de Carole Amiel en date du 11 décembre 2003. Il est écrit :
"Vous devez la somme de 26.004,56 €. A défaut de paiement par retour courrier, je procèderai à la SAISIE de votre mobilier. Je vous informe que je passerai à votre DOMICILE le 18 décembre 2003. J'espère que vous serez présent sur place pour éviter les dégâts et frais qui pourraient intervenir à la suite de cette opération.
Enfin, j'attire votre attention sur le fait que SEUL un REGLEMENT INTEGRAL DE VOTRE DETTE suspendrait cette opération. En cas de versement d'un acompte, l'opération de saisie sera maintenue, afin de garantir la créance de notre cliente."


Wouahhhh ! Demander à une fille du peuple de payer 26.000 € intégralement en 7 jours sinon c'est la saisie, bah bravo !!!!! Heureusement, je n'habite pas chez moi ! Obligée d'être en marge de la société pour éviter qu'elles me prennent les sous que je n'ai pas... qu'elles m'ont volés...
C'est une lutte de classes impitoyable ! 
Le pot de fer contre le pot de terre !
Le pot de fer a écrasé définitivement le pot de terre !

Carole Amiel en parle fort bien dans son livre « Lettres à Montand » et n'a même pas honte :

« ...nouvelle injustice ! En 1998, les consorts Drossart ont perdu la procédure d'appel, au cours de laquelle elles ont sollicité ton exhumation. (FAUX !!!!) De ce fait, elles devaient régler les honoraires de mon avoué. Or, en ouvrant le courrier de ce jour, j'ai compris qu'il s'agissait d'une facture. A la lecture du montant, je crus m'étouffer. Nous avions gagné la procédure mais mon avoué me réclamait pourtant la coquette somme de cent mille francs. Mon sang ne fit qu'un tour. J'appelai immédiatement Laurent Merlet pour obtenir une explication.

- Carole, dans la mesure où ces deux femmes sont insolvables, il est parfaitement légal que notre avoué se retourne vers toi pour que tu règles ses honoraires.

- Légal ? Mais c'est totalement injuste ! On a gagné, Laurent, lançai-je, furieuse.

- Oui, je sais, c'est injuste, mais c'est la loi. Toutefois, tu disposes de 30 ans pour te faire rembourser cette somme par la partie adverse, ajouta-t-il comme pour tempérer ma véhémence.

- Mais je ne vais tout de même pas leur courir après pendant trente ans ! Je ne sais même pas où elles habitent. Qu'est-ce que c'est que cette justice ? Alors, non seulement ces deux femmes nous ont tourmentés pendant dix ans avec leurs mensonges et leur haine, mais à présent, il me faut payer à leur place. C'est franchement absurde et scandaleux ! 

... Finalement, à cause de sa mère, Aurore Drossart démarrait dans la vie avec une dette représentant trois cent mille francs. »

...Si je comprenais bien la loi, pour récupérer la quote-part de Valentin, il me fallait donc diligenter un huissier chez la mère ou chez la fille. Or, lorsque ce dernier se présentait à leur adresse, qu'il n'était déjà pas toujours facile de se procurer, il s'entendait systématiquement répondre qu'aucun compromis n'était possible et que le contenu de leur appartement ne leur appartenait pas. Il revenait donc bredouille de son expédition... »

Comme on la plaint... Pauvre petite Carole... Elle me donne vraiment envie de vomir !!!! Mais qu'elle s'étouffe avec son pognon de sale riche !!!

Catherine ALLEGRET m'envoya également un huissier sauf qu'elle pensait que j'habitais toujours chez ma mère ! Comme tout le monde du reste... L'huissier fit donc sa petite enquête : « A l'adresse indiquée, je rencontre la gardienne qui me déclare que Mlle Drossart Aurore est partie et n'a laissé aucune adresse. Je n'ai rencontré aucun voisin ou commerçant pouvant m'indiquer l'adresse actuelle... L'employeur éventuel du destinataire de l'acte n'a pu être découvert. Un employé du service municipal m'a déclaré ne pas détenir d'informations relatives au destinataire de l'acte... Un fonctionnaire du poste de police m'a déclaré que le destinataire de l'acte ne faisait pas l'objet de recherches. Les services postaux ne fournissent aucune information relative à l'existence d'un nouveau domicile... ». Au moment de son action, ma dette envers Mme ALLEGRET ne s'élevait qu'à 13.513,61 €... moins gourmande que sa "copine" !

Si vous avez loupé le début de mon histoire, c'est ici :